Spécial été : de l’Add’ lecture
C’est l’été !
Certains sont en vacances, d’autres ne sont pas (encore) partis et d’autres viennent de rentrer…
Comme les années précédentes, pour se détendre, à défaut de se changer les idées : une nouvelle séléction de livres, tous en rapport avec l’addiction.
Suggestion de livres 2026 :
Korsakov, Eric Fottorino
Résumé en 4ème de couverture : Moi, François Signorelli, docteur à Palerme, je me souviens de tout.
Du vrai et du faux. De plus de gens et d’histoires que je n’en ai connu. Mille ans d’incertitude, tel est mon âge : ma mémoire prolifère et s’invente à mesure qu’elle se détruit, c’est un trouble neurologique désigné comme le syndrome de Korsakov. Je le sais, j’en suis un des spécialistes. Korsakov est mon mal intime, je le tutoie. Il me ronge et me délivre en même temps. D’abord, d’un passé noir comme l’abandon.
D’une enfance triste à Bordeaux dans les années soixante, de l’absence d’un père de sang. De la folie de toute une famille où ma mère n’a pu tenir debout que par l’amour de Marcel Signorelli. Lui nous a donné son nom, celui de son propre père, Fosco, le cavalier magnifique du désert tunisien, dont les récits m’ont fait voler dans la lumière. Un coup de soleil pour la vie, que souhaiter de mieux quand celle-ci se dérobe ? Me voici enfant et ancêtre, par la grâce de Korsakov.
Mille morceaux, James Frey
Résumé en 4ème de couverture : James, vingt-trois ans, a cramé sa jeunesse dans le crack et dissout son enfance dans l’alcool. A la suite d’un ultime black-out, il est hospitalisé dans une clinique du Minnesota. Dans le service de soins intensifs, il rencontre Lilly, une jeune fille aux yeux bleus et clairs comme des promesses d’avenir. Mais le démon est encore là, et chaque crise d’angoisse, de paranoïa ou de manque lui rappelle qu’il a un combat à mener. Pour elle, pour ses parents, pour sa survie… Dans un récit au style cathartique et poignant, James Frey nous dévoile le vrai visage de la drogue cette araignée d’acier tapie sous la peau; ce monstre à satisfaire, et qu’il faut détruire avant qu’il ne vous dévore…
La Griffe du chien, Don Winslow
Résumé en 4ème de couverture : L’agent de la DEA Art Keller, Seigneur de la frontière americano-mexicaine, a juré sur la tombe de son adjoint d’employer tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre un terme au trafic qui inonde son pays. Le Seigneur de la drogue Miguel Angel Barrera, puis ses neveux Adan et Raul répliquent dans le sang et écrasent quiconque, ami ou ennemi, leur barre le chemin. Callan, un Irlandais né au cœur de la mafia new-yorkaise, devenu tueur, puis mercenaire presque malgré lui; le père Juan Parada, archevêque de Guadalajara, qui lutte auprès des plus hautes autorités de l’Église pour la survie de centaines de milliers d’Indiens anéantis par la guérilla, chassés de leurs terres, empoisonnés par les produits chimiques; son amie Nora, qui use de ses charmes tarifés et de son tempérament hors du commun pour faire et défaire alliances, marchés et compromis… Tous jouent une partie mortelle sur un échiquier grand comme le monde. Depuis les jungles d’Amérique centrale, la Federacion Barrera distille un poison qui conduit à la folie des hommes. Ni la justice ni la foi ne veulent plus rien dire. L’instinct seul s’impose: celui qui tue, celui qui sauve.
Amour, prozac et autres curiosités, Lucia Etxebarria
Résumé en 4ème de couverture : Elle est basque, et manie la plume comme d’autres le fleuret ou le sabre. Avec panache. Elle fait des étincelles, mais pas de quartiers. Son humour ravageur, caustique et vitriolé, creuse les pages à l’acide. Ses phrases sonnent comme des tracts, les mots se bousculent, les lignes ondulent comme des bataillons de fourmis rouges courant à l’assaut de cette forteresse instable et déjà bien fissurée : le monde des hommes. Trois farouches bretteurs mènent la danse – « trois sœurs » qui auraient abandonné les blancs cerisiers de Tchékhov pour les festins plus gore de William Burroughs : une bombe sexuelle, une amazone technocrate et une ménagère dépressive. Point commun: la drogue, sous toutes ses formes – ecstasy, Prozac, Tranxène, alcool et autres paradis artificiels. Les hommes ? Des feux follets, des icônes dorées, des ombres inconsistantes et plus ou moins malfaisantes. La réflexion manque de profondeur, parfois – comme si le temps manquait – mais on se prend de tendresse pour ces trois anges modernes en quête d’absolu.
Junk, Melvin Burgess
Résumé en 4ème de couverture : Un père violent ; une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le, suit par défi, par goût de l’aventure aussi.
Comment s’en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri ? Squatter, fumer.. . Très vite ils sont pris dans l’engrenage de la drogue. La première dose d’héroïne les précipite dans une longue descente aux enfers. Nico et Gemma deviennent des junkies. Ils n’en sont pas encore conscients.
Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante et nécessaire.
Bella ciao, Eric Holder
Résumé en 4ème de couverture : Myléna en avait assez. Je n’ai pas attendu qu’elle me largue c’est moi qui suis parti. Au bord de l’océan, pour en finir. Quand j’ai repris pied sur le rivage, j’étais déssoûlé, nu comme une bête et ne possédais plus rien. Passé un rideau de pins, on voyait des vignes. J’y ai trouvé un emploi d’ouvrier agricole. Franckne m’a rien épargné, avec lui on ne prend guère de gants. Les mains deviennent comme des pelotes d’aiguilles. J’ai continué à boire. J’ai appris cependant à travailler sans relever la tête. Est ce ainsi que les hommes vivent ? Oui, s’il y a un espoir au bout. Le mien était de regarder mes enfants en face. Et de reconquérire ma belle.
Ecstasy, Irvine Welsh
Résumé en 4ème de couverture : Fils de la techno et des drogues de synthèse, Irvine Welsh est né à Edimbourg entre chômage, ennui et désespoir. Il ne faut pourtant pas réduire les livres de cet Écossais turbulent à quelque énième dérive littéraire sur les nouveaux paradis artificiels. Depuis Trainspotting, désormais livre culte, on sait qu’il est également un talentueux écrivain. Sa puissance narrative n’a d’égal que son sens de l’ironie. Et il a une vision extrêmement lucide de l’environnement social qui l’entoure. Ecstasy raconte trois histoires invraisemblables, délirantes. Un auteur de roman rose qui tombe dans la pornographie la plus infâme, des handicapés qui montent une organisation vengeresse et des décalés sociaux qui se prennent pour Roméo et Juliette. En recomposant ces bribes de vies explosées, Irvine Welsh s’interroge sur toutes les formes de dépendance, leurs causes et leurs raisons. Dépendance à la drogue, mais également au sexe, à l’amour et à la haine. Alors, vu d’en bas, à travers les mots du merveilleux cancre, le monde a une drôle d’allure.
